Les FEMMEC.

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Se réveiller le matin en ayant le temps pour prendre son petit déjeuner et de combiner les 3 C ( Café, Cigarette, C*** ), tout en écoutant notre musique préférée. Les réveils diffèrent et pour chacun son rituel. Commencer une bonne journée, dépends de nos choix et préférences, nous pourrions dire alors qu’elle dépend de nous même.

Terminer sa journée sans rancunes et révoltes n’est qu’un mythe pour nous, nous les femmes indépendantes, féministes et combattantes ; les FEMMEC.

Une FEMMEC est une fusion de Femme et Mec, ou plutôt le c du mec puisque ce dernier ne représente qu’un pourcentage infime d’une FEMMEC et de sa personnalité. Une FEMMEC est tout d’abord une FEMME , une femme avec  sa parole, sa bonté, sa volonté, sa sensualité et son amour.

Une FEMMEC est une femme qui a confiance en ses principes, ses choix, ses visions ses objectifs et se bat jusqu’au dernier souffle. Elle cherche à vivre plutôt qu’à survivre. Dans une société qui n’aide pas, dormir paisiblement pour cette dernière nécessitera une bonne maitrise d’un recueil : prière, spiritualité, méditation, yoga.

Maintenant que vous avez eu une petite idée sur ce nouveau terme, nous pouvons commencer.

Nous sommes des FEMMECS, ceux-ci sont nos révoltes, nos visions et nos opinions.

Le samedi est un jour emblématique de la semaine pour un grand nombre de personnes, c’est le début de fin de semaine et permet aussi un réveil tardif, du repos et des sorties. Pour une FEMMEC, un samedi est un jour comme les autres. Il est 10h, l’alarme sonne et le combat commence entre la voix de ta volonté te suppliant de te réveiller et la chaleur du lit. Tu finis par te réveiller, déboussolée car le soir tu as dormi très tard. La fatigue se ressent en fin de semaine mais pour toi ce n’est pas question de perdre du temps, tu en as déjà assez perdu. Tu t’efforces, et tu commences ton rituel matinal pour commencer une nouvelle journée.

Jusqu’ici tout va bien. Tu essaies de manier entre les études, le travail et la femme ; de jongler entre différents moyens et outils, et surtout de trouver le courage et la force pour y arriver.

Il est l’heure de se rendre au travail, tu prends un taxi et c’est parti.

« Minute, redescends sur terre !!! Je suis là pour te montrer que tu es au Maroc et te rappeler que dans une société comme la nôtre la femme est à peine respectée. J’ai plusieurs facettes, tu en connais quelques-unes, tous ce que je peux te promettre serais maltraitance.

A quelques mètres de ton travail, marchant tu te retrouves face à trois jeunes adolescents, tu les as vu venir ; ils étaient bien habillés et propre tu leurs donnes 13 ans. Rien d’alarmant dans la situation tu continues ta route en passant entre eux, lorsque l’un d’eux frappe ton pied. Te retournant pour analyser sa réaction et avant même que tu n’aies eu le temps de parler, le jeune en question te lance des injures en tous termes et lève sa main en signe de violence. En gros il dit que si tu ne te taisais pas, il se permettrait de te frapper.

Face à ce décor, tu es là, figées, tu bouillonnes. Garder le calme est un défi pour toi à ce moment.

Il persiste et s’approche plus de toi en s’introduisant dans ton espace. Il commence à faire son macho. Et voilà qu’un minable spectacle commence à prendre de l’ampleur. Chute libre, te voilà à son niveau. Tu le confrontes et le défis.

Typique FEMMEC tu es prêtes pour ce genre de situation, tu as une voie forte et ferme et des yeux de glace. Tu lui montres que si ça arrivait à la violence il sera perdant, et tu l’envoies chez lui avec une bonne leçon de manière.

Cette fois je me nomme Hope, je suis l’écho d’une jeune femme marocaine de 22 ans.

Si tu me lis, et je doute que tu arriveras à le faire ; vu tes manières, on dirait que tu n’es ni éduqué ni intellectuel.

J’ai l’âge pour prendre le rôle de ta grande sœur, et voici mon message pour toi. « Je ne t’en veux pas spécialement. Tu es très jeune et encore sous l’influence de plusieurs forces, telles que la société et l’éducation. Je critique ton environnement et tes parents surtout. En père tu dois donner l’exemple, la bonne conduite et les bonnes manières. En mère tu dois inciter au respect de la femme et de ses droits. »

La femme marocaine est en combat quotidien et éternel pour son estime et ses droits, mis en dépit de la tyrannie sexiste qui ne cesse de se propager dans notre société. Une société où nous trouvons toujours certaines femmes s’opposent à leur propre droit. En se référant à la pyramide des besoins de MASLOW, ces femmes-là s’emprisonnent au bas, ne proclamant que des besoins physiologiques (primaires), laissant des sexistes trôner et marcher sur elles.  Si Abraham était toujours vivant je lui aurais demander de reproduire une autre version de pyramide dédiée à ces femmes. Pour elles, les besoins de sécurité, d’appartenance, d’estime et d’accomplissement ne sont pas si importants.

Je suis une femme marocaine, et je suis fière de l’être. Ce dont je ne le suis point reste la conduite de certains de mes concitoyens qui ne respectent pas la femme et militent pour sa marginalisation. C’est à vous que je m’adresserai. Je ne suis qu’un outil de communication entre FEMMECS et des échos de souffrances, joies et réussites quotidiennes.

Soyons nombreuses 

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